La slow life est un état d’esprit qui vous permet de créer un style de vie plus significatif et plus conscient, en accord avec vos valeurs fondamentales.

Elle implique de se déplacer au rythme approprié. Le mouvement lent met l’accent sur le fait de faire les choses mieux plutôt que de les faire plus vite. Ralentir, faire moins et accorder la priorité aux choses qui comptent le plus pour vous en sont des exemples courants.

Un état d’esprit slow life vous encourage à vivre en pleine conscience de vous-même et à prendre des décisions conscientes et réfléchies pour votre propre bien-être et celui de la planète en ralentissant et en plaçant intentionnellement vos véritables valeurs au cœur de votre mode de vie.

Selon le mouvement slow life, être occupé n’est pas synonyme de succès ou d’importance. Cela signifie être présent et dans le moment présent, privilégier la qualité à la quantité, vivre avec un objectif, être conscient et réfléchi. Ralentir vous permet d’arrêter le pilote automatique et de prendre le temps de la réflexion et de la conscience de soi.

La slow life consiste à vivre mieux plutôt que plus vite.

1. Prendre son temps dans la vie quotidienne

Si vous avez déjà travaillé dans un environnement corporate – ou même simplement essayé de réunir un groupe d’amis pour un café – vous avez probablement entendu la phrase « Je suis tellement occupé ».

Comme « être occupé » signifie « être important » dans notre culture, cette phrase est parfois prononcée avec une pointe de fierté.

Dans la société, votre valeur est réduite à ce que vous pouvez produire – et consommer. Ralentir est un « plaisir coupable » dans un monde de symboles de statut, de t-shirts de marque et d’interminables groupes de travail WhatsApp.

Ensuite, il y a la culture de l’agitation, qui glorifie le fait d’être occupé. Faire des heures supplémentaires sans fin démontre, selon elle, votre passion, votre dévouement et votre dynamisme.

La slow life au travail

La slow life est l’antithèse du style de vie au rythme effréné qui glorifie la frénésie.

Un agenda bien rempli ne garantit pas une vie bien remplie. La productivité n’implique pas une course effrénée dans votre emploi du temps.

C’est plutôt le contraire. Les réunions constantes, les notifications bourdonnantes et les bavardages entre collègues qui caractérisent tant de journées de travail sont les pires environnements pour obtenir des résultats significatifs.

S’il vous est déjà arrivé d’arriver tôt au travail et de terminer une journée de travail en quelques heures, vous comprenez la valeur de la concentration sans distraction.

Au travail, la slow life consiste à se concentrer sur les tâches qui produisent des résultats tout en évitant de s’occuper pour rien.

Les hobbies de la slow life

Une vie lente implique de gérer son temps libre de manière délibérée. Il ne s’agit pas de remplir votre agenda d’événements sociaux parce que vous vous sentez obligé de le faire.

Il s’agit d‘être impitoyable avec son temps libre et d’apprendre à dire non poliment. Il s’agit également de passer votre temps libre à faire quelque chose que vous aimez.

Des fêtes d’anniversaire pour des collègues de travail que vous n’aimez pas particulièrement, des cours de tennis parce que votre meilleure amie en prend aussi.

Prendre son temps libre lentement signifie déterminer ce qui vous apporte vraiment de la joie.

Cela nécessite une connaissance de soi acquise en poursuivant divers intérêts et en découvrant ce qui vous rend vraiment heureux.

Mais surtout, cela implique de faire des concessions. Car il n’est pas possible de faire entrer toutes ces activités intéressantes dans un calendrier bien rempli. Il faut sacrifier certaines choses si l’on veut avoir plus de temps.

Voici quelques idées pour occuper votre temps libre :

  • Le mouvement slow reading (lecture lente)

    Le mouvement de la lecture lente met l’accent sur un rythme plus lent, qui va à l’encontre de la tendance à consommer l’information rapidement. L’objectif est que les livres complexes soient lus de manière plus nuancée, plus agréable et plus significative.

    Cela peut vous apporter bien du bonheur d’avoir cet état d’esprit, dans un monde où beaucoup se gavent d’informations polémiques et peu nuancées, débattent avec vigueur mais sans profondeur, dans le vain espoir de paraître importants.
  • Le mouvement slow travel

    Avec le surtourisme et les destinations célèbres sur Instagram, le mouvement du slow travel consiste à réduire votre itinéraire à sa plus simple expression. Il s’agit de se perdre dans un lieu et sa culture.

2. Être attentif et conscient de son environnement

Bien que la pleine conscience (mindfulness) puisse sembler être un concept New Age, il s’agit d’un outil scientifiquement prouvé que les psychologues recommandent pour traiter la dépression et l’anxiété.

Être présent dans sa vie quotidienne implique de développer des habitudes telles que la tenue d’un journal ou la méditation, qui vous aident à rester dans le moment présent.

Ces habitudes vous aident à échapper à l’interminable dialogue interne qui consiste à s’inquiéter de l’avenir ou à ressasser le passé.

Quelle est la relation entre la pleine conscience et la slow life ?

Un mode de vie précipité est le contraire de la lenteur. Il implique de se précipiter dans la journée sans but ni plaisir.

Avant que le week-end n’arrive, notre vie quotidienne devient un obstacle à surmonter.

Vous appréciez les petits plaisirs de la vie et prenez du recul par rapport à vos problèmes lorsque vous êtes davantage connecté au présent.

La pleine conscience présente également de nombreux avantages pour la santé. Elle contribue à la gestion du stress, à la réduction de la tension artérielle, à la diminution des douleurs chroniques et à l’amélioration du sommeil.

Si vous vous précipitez dans votre journée et ne vous souvenez pas de ce que vous avez mangé à midi, la pleine conscience peut vous aider à apprécier les petites choses.

La pleine conscience est particulièrement importante aujourd’hui, dans notre monde de surcharge d’informations et d’incertitude quant à l’avenir.

3. L’engagement communautaire

Savoir comment votre mode de vie affecte l’environnement et la communauté mondiale fait partie de la slow life. Il existe de nombreuses façons de le faire, par exemple en achetant de la nourriture auprès de fermiers locaux ou en interagissant avec la population locale.

Le slow life est un antidote au fait d’être constamment en ligne et déconnecté des autres, la communication se réduisant à des « j’aime » et des « commentaires ».

La slow life consiste à soutenir votre communauté locale et à donner la priorité aux relations qui vous importent.

Il s’agit de redécouvrir l’art de la conversation, ainsi que des passe-temps analogues comme les jeux de société et les dîners sans téléphone.

Il s’agit d’être à l’écoute. Et il s’agit de nouer des amitiés fondées sur des valeurs et des intérêts communs.

Vous vous sentirez seul et épuisé si vous confondez médias sociaux et communication réelle. Vous rendez un mauvais service aux communautés locales si vous ne voyagez que pour photographier les principales attractions touristiques.

Les gens, les animaux et l’environnement sont exploités lorsque les gens consomment sans se soucier des conséquences.

La slow life consiste à valoriser les liens authentiques et à comprendre que nous sommes tous liés.

4. Un engagement envers un but précis

La slow life implique de se concentrer sur un travail qui a du sens et de vivre avec une intention.

Il s’agit de rayer les choses à faire de votre liste de tâches afin de vous concentrer sur le travail qui vous fait avancer. C’est aussi éliminer les tâches inefficaces pour libérer du temps pour ce qui compte.

Mais il y a plus que cela.

Chaque décision que nous prenons est délibérée. Il n’est pas question de suivre la foule ou de faire ce qui est populaire. Connaître ses valeurs et les laisser guider ses décisions est la clé de la slow life.

Cela implique d’utiliser la technologie dans un but précis plutôt que de simplement télécharger les dernières applications pour ne pas en manquer.

Cela implique d’éliminer les tâches qui ne contribuent pas à un objectif plus large. Cela implique également d’enrichir ses loisirs et de bien utiliser son temps libre.

5. Comprendre que la vitesse n’est pas toujours meilleure

Il existe une pléthore d’outils et de gadgets, allant du grille-pain aux filtres pour smartphones, qui promettent des résultats plus rapides et plus faciles qu’auparavant.

Depuis des générations, des slogans marketing tels que « nouveau » et « amélioré » sont utilisés pour attirer davantage de clients.

Cependant, la rapidité n’est pas toujours synonyme d’amélioration. Et les meilleures choses de la vie ne peuvent être précipitées, que nous le voulions ou non.

En tant qu’êtres humains, nous sommes câblés pour aimer travailler avec nos mains et développer des compétences qui prennent des années à maîtriser.

Un tweet ou une vidéo d’un tourbillon d’aquarelle peut nous captiver. Cependant, le contenu n’est pas aussi satisfaisant qu’un roman captivant ou un paysage à couper le souffle.

La slow life n’implique pas l’abandon de la technologie ou des outils.

Cependant, les idées profondes et les changements de vie prennent du temps.

Il n’y a pas de raccourcis pour produire un travail brillant, qu’il s’agisse de Steve Jobs qui prend une « semaine de réflexion » pour absorber des informations et apprendre, ou de George R. R. Martin qui se cache dans une cabane en bois sans connexion internet pour travailler sur son prochain roman.

Mais il ne s’agit pas toujours de devenir PDG ou d’écrire des romans à succès. Il s’agit plutôt de l’épanouissement que procure la maîtrise de son métier.

6. Consommer moins

L’anti-consumérisme est au cœur de la slow life, tout comme la croyance que la richesse matérielle apporte le bonheur.

Il s’agit de se soustraire à une course effrénée et sans fin.

Une slow life délibérée n’est pas synonyme de minimalisme ou d’austérité monastique. Elle n’implique pas une maison sans fantaisie ou une garde-robe miniature.

La poursuite de symboles de statut et de possessions matérielles, en revanche, est conçue pour être sans fin. Et elle ne vous rendra jamais heureux.

La slow life implique d’apprécier ce que vous avez. Elle implique un travail qui a du sens, des relations profondes et des loisirs agréables.

C’est comprendre que la thérapie par le détail ne fonctionne que pendant une courte période. Les personnes qui sont impressionnées par les symboles de statut social, d’autre part, ne méritent pas d’être impressionnées.

Parce que vous êtes plus conscient de chaque achat, vous serez en mesure d’investir dans des articles plus intemporels et plus durables.

Cela signifie également moins de dettes et plus d’argent mis de côté pour l’avenir. Cela vous permet d’être plus flexible dans votre travail. Faire des heures supplémentaires pour rembourser des dettes ou acheter des choses que vous ne voulez pas vraiment n’est pas une option.

Au contraire, votre argent peut être utilisé à meilleur escient. Vous pouvez consacrer votre argent à des expériences plutôt qu’à des gadgets et à des achats impulsifs.

Idées fausses sur la vie lente

Le mouvement slow life rappelle les connotations négatives du mot « lent », que certains associent à la lenteur, à la paresse ou à l’inefficacité.

Carl Honoré, un spécialiste de la slow life, fait souvent la distinction entre « bonne lenteur » et « mauvaise lenteur ». La différence est que la « bonne lenteur » consiste à ralentir consciemment pour faire les choses à la bonne vitesse afin d’obtenir un meilleur résultat, tandis que la « mauvaise lenteur » peut être due à des circonstances indépendantes de notre volonté, comme une longue file d’attente ou un embouteillage. Il y a aussi la « bonne vitesse » et la « mauvaise vitesse », d’autre part. Dans les bonnes circonstances, la vitesse peut être palpitante et exaltante, mais se précipiter dans la vie et ne faire qu’effleurer la surface est tout le contraire.

L’une des idées fausses les plus courantes concernant le mouvement slow life est qu’il implique que nous devrions tout faire au ralenti. Or, il s’agit simplement de ralentir pour désactiver le mode « pilotage automatique » dans lequel nous nous trouvons souvent. Cela nous permet de hiérarchiser ce qui est le plus important et d’allouer le temps approprié à chaque tâche ou activité.

Voici d’autres idées fausses courantes :

La slow life n’est pas réservée aux personnes qui vivent dans les zones rurales. La slow life est un état d’esprit que chacun peut adopter, qu’il vive dans une capitale animée ou dans une petite ville.

Réussir et être productif ne s’excluent pas mutuellement. Il s’agit plutôt de se conformer à sa propre définition du succès et de hiérarchiser ses priorités.

La slow life n’implique pas l’abandon de la technologie. Il s’agit de s’assurer que la technologie nous sert plutôt que de nous distraire, et de reconnaître l’importance du temps passé devant un écran à l’ère du numérique.

Enfin, la slow life n’est pas une solution miracle ; c’est un changement de mentalité qui prend du temps et qui évolue constamment au gré de vos priorités.

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